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[AGENDA] 17/03/2018, Paris, Conférence-débat : Réunionnais en Hexagone : quel retour possible à la Réunion ?

Réunionnais en Hexagone : quel retour possible à la Réunion ?
Les réunionnais qui ont « désoté la mèr » peuvent-ils revenir « vivre et travailler au pays » ?


Au cours des débats qui ont eu lieu suite aux précédents évenements organisés par Histoire Réunion (voir en bas), un sujet est souvent revenu : celui du retour au pays. Comme nous l’avions vu, les années 60-70 à la Réunion sont marquées par une volonté d’effacer toute volonté d’émancipation, avec à la fois une répression politique et culturelle, et également un contrôle de la croissance démographique (avortements et stérilisations forcées, déportation d’enfants, création du BUMIDOM…).

Nous avions aussi parlé de la continuité de cette politique aujourd’hui, en pointant du doigt le manque de perspectives pour la jeunesse réunionnaise dans son pays, et la seule réponse qui lui est donnée : l’ « exil », vers l’Hexagone, le Québec ou autre.

Pour poursuivre notre réflexion, nous quittons un peu l’histoire passée de la Réunion, pour nous concentrer sur le Présent. La jeunesse réunionnaise qui a quitté ou va quitter son île pour ses études ou pour travailler, aura-t-elle encore sa place à la Réunion à son retour ?

Existe-t-il une discrimination directe ou indirecte privant les réunionnais de postes à la Réunion ? Quels sont les chiffres du phénomène migratoire actuel de la Réunion vers l’Hexagone et inversement ? Sommes-nous face, comme disait Aimé Césaire, à un « génocide par substitution » ? Que doit-on réformer pour apporter plus de justice et d’égalité à la Réunion dans la République française ?

Nous invitons à cet événement chaque réunionnais soucieux de ce qui se passe sur son île et souhaitant retourner y vivre.

Pour alimenter le débat, nous donneront la parole à 3 intervenants :
– Philippe Cadet, agrégé en économie :
Il exposera, chiffres à l’appui, les métamorphoses de la démographie réunionnaise actuelles du fait du phénomène migratoire. Il abordera également la question de l’accès à l’emploi des réunionnais à la Réunion.
– Lucette Labache, sociologue réunionnaise :
Elle a notamment travaillé sur l’identité réunionnaise et la migration des réunionnais en Hexagone. Elle nous fera part du résultat de ses recherches sur les problématiques nous intéressant pour cet événement.
– Cédric Boyer, président du CODIUM et conseiller technique au syndicat Alliance :
Il reviendra sur la problématique de la mutation des fonctionnaires réunionnais.

Nous terminerons par des échanges avec le public.

Entrée gratuite.
Les places étant limitées, une réservation (gratuite) est nécessaire par email. Envoyez votre nom et prénom à :
histoire.reunion@gmail.com

Samedi 17 mars 2018 à 14h
à FACO Paris
115, rue notre dame des champs
75006 Paris (Métro Port Royal, Raspail, Vavin)
SALLE 22

Les conférences passées :
– Le 20 mai 2017 à Lyon 2 : http://www.histoire-reunion.re/index.php/2017/04/08/projectionconference-la-reunion-des-annees-1960-1970-emigration-deportation-et-controle-des-naissances/
– Le 2 décembre à la Sorbonne (Paris) : https://www.youtube.com/watch?v=5bajWXpqynI
– Le 20 décembre à la Colonie (Paris) :
Partie 1 : https://www.youtube.com/watch?v=iUehTr6Z2DU
Partie 2 : https://www.youtube.com/watch?v=WA_CjxmycBM

Design graphique : Merci à Lucie D. (www.behance.net/luciedegut)

[AGENDA] PARIS 02/12/2017 : La Réunion, années 1963-2017 : de l’émigration forcée à l’émigration choisie ?

Projection-débat le 02 décembre 2017 à la Sorbonne.
Thèmes abordés : Le BUMIDOM, la déportation des réunionnais dans les régions rurales de l’hexagone (affaire des « Réunionnais de la Creuse »), et la « mobilité » aujourd’hui.
Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/2027620277453630/

Réservation gratuite et obligatoire : histoire.reunion@gmail.com

Début à 15h.
Université Paris Sorbonne, 17 rue de la sorbonne 75005 Paris
Organisé par « Histoire Réunion » (www.histoire-reunion.re) en partenariat avec ADEAS (Association des Étudiant.e.s Africain.e.s de la Sorbonne)
Programme :
– Projection du film : “Rassine Monmon, Papa. Tome 1: Ce passé Qui Ne Passe Pas !” (1h22), en présence du réalisateur Michael Gence.
Bande annonce du film : https://vimeo.com/132091568
Résumé :
1963, le tout jeune département français de la Réunion atteint les 400 000 habitants, dont la moitié a moins de 20 ans. 1963, encore, Michel Debré (ancien 1er ministre de DeGaulle) devient député de La Réunion et entame une politique démographique qui va du contrôle des naissances à «l’exportation » en France d’un grand nombre de jeunes réunionnais, voire des enfants, se servant d’institutions telles que l’armée, la fonction publique et les organismes sociaux. Pour cela, il crée le Bureau pour le développement des migrations intéressant les départements d’outre-mer (le Bumidom).
Michael Gence est allé à la rencontre de plusieurs de ces migrants qui, comme ses parents, ont franchi l’océan sous l’impulsion de l’état français. Ce 1er tome pose le contexte dans lequel ses parents ont « désoté la mer» pour un aller sans retour pour l’hexagone, à la fin des années 60.
L’histoire de toute une jeunesse réunionnaise déboussolée, à qui on a séché tout espoir de développement au pays natal, vécue comme une promotion sociale, pour quelques uns, et pour de nombreux autres, comme un exil.
Dominique Foucher (anciennement Marie-Thérèse Gasp) est arrivée dans la Creuse en 1966, à l’âge de 3 ans. Elle fait partie des 2150 enfants réunionnais qui ont été enlevés et « transférés » dans des régions rurales de France (affaire des « Réunionnais de la Creuse »). Elle partagera avec nous son témoignage.
– Intervention de Lucette Labache, sociologue réunionnaise
Lucette Labache a travaillé autour des questions de la migration et de l’identité des réunionnais.
Nous reviendrons avec elle sur le contexte socio-politique des années 60-70 où les premières mesures d’incitation au départ ont été mises en place à la Réunion. Nous discuterons aussi des métamorphoses du phénomène migratoire vers l’hexagone au cours des dernières décennies, le concept de « mobilité », et ses enjeux.
– Débat avec le public.

[AGENDA] Fèt Kaf à Paris, 20 décembre 2017 : Conférence, projection, contes créoles

Fèt Kaf, 20 désanm : anniversaire de l’abolition de l’esclavage à la Réunion (20 décembre 1848).

ENTRÉE GRATUITE

Venez découvrir l’histoire de l’esclavage et de ses résistances sur l’île de La Réunion et discuter des nouvelles formes de colonialité, des nouvelles formes de censure, des inégalités, des luttes décoloniales à la Réunion et dans les « outre-mer ».

Événement facebook : https://www.facebook.com/events/141630099800885/

– Invités, par ordre alphabétique :
Sébastien Clain (www.histoire-reunion.re) : les luttes actuelles à la Réunion et dans le monde contre les rues et statues d’esclavagiste.
Michael Gence (réalisateur du film « Rassine monmon, papa ») : la période migratoire réunionnaise vers l’hexagone des années 60-80
Yolande Govindama (ethnopsychanalyste) : les traumatismes psychologiques dûs à l’histoire.
Lucette Labache (sociologue) : la place des réunionnais « kaf » aujourd’hui à la Réunion
Olivya Martin (militante réunionnaise) : l’histoire de l’esclavage et de ses résistances réunionnaises.
Françoise Vergès (politologue) : la colonialité républicaine à la Réunion

– Contes créoles, avec Papang Conteur : https://www.facebook.com/PapangConteur/

– Projection du film « Sucre Amer », 1963 (durée 24 min)
réalisé par Yann Le Masson, primé au Festival de Berlin, interdit de diffusion en France pendant 10ans. Le film est un document-archive essentiel pour comprendre la situation coloniale à La Réunion dans les années 1960.

Contact : histoire.reunion@gmail.com

[AGENDA] Lyon, 20/05/2017. La Réunion des années 1960-1970 : émigration, déportation et contrôle des naissances

PROJECTION, CONFÉRENCE, DÉBAT
La Réunion, années 1960-1970 : émigration, déportation, contrôle des naissances.
Sujets abordés: Le BUMIDOM, l’affaire des « Enfants de la Creuse », et les avortements et stérilisations pratiqués sur des femmes réunionnaises sans leur consentement.

Avec la présence de : Michael Gence, Jean-Charles Pitou, Françoise Vergès

A Lyon le 20 mai 2017 14H, à l’Université Lyon 2 (campus BDR), au « Grand Amphi ».

L’accès au campus se fera au 18 Quai Claude Bernard

Organisé par le site www.histoire-reunion.re et la Chaire Égalité, Inégalités & Discriminations de l’Université de Lyon 2.

Entrée gratuite, ouvert à tout le monde (ÉTUDIANT ET NON-ÉTUDIANT)

Réservation obligatoire par email : inscription.chaire.eid@gmail.com

Évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/654872568038424/

 

 

 


Avec la présence de : Michael Gence, Jean-Charles Pitou, Françoise Vergès

– Projection du film Rassine Monmon, Papa : Tome 1, ce passé qui ne passe pas, en présence du réalisateur Michael Gence.

Présentation, tirée du site du film :

1963, le tout jeune département français de la Réunion atteint les 400 000 habitants,
dont la moitié a moins de 20 ans. 1963, encore, Michel Debré (ancien 1er ministre de DeGaulle) devient député de La Réunion et entame une politique démographique qui va du contrôle des naissances à « l’exportation » en France d’un grand nombre de jeunes réunionnais, voire des enfants, se servant d’institutions telles que l’armée, la fonction publique et les organismes sociaux. Pour cela, il crée le Bureau pour le développement des migrations intéressant les départements d’outre-mer (le Bumidom).
Je suis allé à la rencontre de plusieurs de ces migrants qui, comme mes parents, ont franchi l’océan sous l’impulsion de l’état français. Ce 1er tome pose le contexte dans lequel mes parents ont « désoté la mer» pour un aller sans retour pour l’hexagone, à la fin des années 60.
L’histoire de toute une jeunesse réunionnaise déboussolée, à qui on a séché tout espoir de développement au pays natal, vécue comme une promotion sociale, pour quelques uns, et pour de nombreux autres, comme un exil.

Bande annonce de « Rassine Monmon, Papa. Tome 1: Ce passé Qui Ne Passe Pas ! »


Site du film : https://rassinemonmonpapa.jimdo.com/

 

– Présentation de l’association Génération Brisée, par son président Jean-Charles Pitou

 

Entre 1963 et 1982, plus de 2150 enfants réunionnais furent déportés en France hexagonale, dans des départements à repeupler comme la Creuse, le Cantal, le Gers…  Cette affaire est plus généralement connue sous le nom des « Enfants de la Creuse ».  Le 18 février 2014, après plusieurs années de combat judiciaire des victimes pour faire reconnaître ce crime, une résolution mémorielle est votée à l’Assemblée Nationale reconnaissant la responsabilité de l’État français dans ce drame.

L’association Génération Brisée est l’une des associations qui ont permis de faire sortir cette affaire de l’ombre.

Site de l’association : http://www.generationbrisee.fr/

– Présentation du livre Le ventre des femmes, par Françoise Vergès

Introduction par Véronique Corinus, Maîtresse de conférences en littératures francophones (Antilles et Afrique Subsaharienne) – Laboratoire Passages XX-XXI

 

Le Ventre des femmes Dans les années 1960-1970, l’État français encourage l’avortement et la contraception dans les départements d’outre-mer alors même qu’il les interdit et les criminalise en France métropolitaine.
Comment expliquer de telles disparités ?
Partant du cas emblématique de La Réunion où, en juin 1970, des milliers d’avortements et de stérilisations sans consentement pratiqués par des médecins blancs sont rendus publics, Françoise Vergès retrace la politique de gestion du ventre des femmes, stigmatisées en raison de la couleur de leur peau.
Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l’État français prône le contrôle des naissances et l’organisation de l’émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l’espace de la République, provoquant un repli progressif sur l’Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient.
Françoise Vergès s’interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s’appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l’auteure entend faire la lumière sur l’histoire mutilée de ces femmes, héritée d’un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd’hui.

 

– Table ronde et débat

Échange entre les intervenants, pour parler de cette période et du contexte de l’époque à la Réunion, suivi d’un débat avec le public.
Réservation obligatoire par email : inscription.chaire.eid@gmail.com

Début à 14h au « Grand Amphi », l’accès au campus se fera au 18 Quai Claude Bernard.
Plan d’accès au campus (cliquez sur le plan pour agrandir) :