Archives de catégorie : Livres

[LIVRE] L’esclavagisme à la Réunion, 1794-1848 (Sudel Fuma)

1794-1848 : 54 années s’écoulent pendant lesquelles plus de 62 000 esclaves de l’île de Bourbon attendent l’émancipation proclamée par le décret de la Convention du 2 février 1794 ; un décret jamais appliqué dans les Colonies françaises des mers de l’Inde. L’esclavage, institutionnalisé à Bourbon par le Code Noir en 1723, reste jusqu’au 20 décembre 1848, date effective de la libération des esclaves à Bourbon, le fondement du système économique et social d’une population conservatrice, refusant les valeurs des philosophes des Lumières et attachée à un ordre colonial marqué par l’inégalité de ses composantes raciales.

Notes bibliographiques

L’auteur de cet ouvrage – Sudel FUMA – Maître de Conférences à l’Université de La Réunion, analyse ici les conditions de vie des travailleurs de la plantation, esclaves, premiers engagés et affranchis de l’île de La Réunion dans la première moitié du XIXe siècle. Prolongement des recherches effectuées pour sa thèse d’Etat, soutenue en 1988, son travail est une nouvelle contribution à une approche scientifique de l’histoire de l’esclavage dans les Colonies françaises.

 L’esclavagisme à la Réunion, Sudel Fuma, L’Harmattan, 1992

[LIVRE] Famiy maron ou la famille esclave à Bourbon, Gilles Gérard

Cet ouvrage démontre l’existence de structures familiales durant toute la période de l’esclavage à Bourbon (île de La Réunion) et propose une analyse sur la fonction de ces familles basée sur la résistance à l’esclavage. En opposition à l’idéologie esclavagiste qui niait la parenté chez les esclaves, ces derniers, Malgaches ou Africains dans un premier temps puis progressivement Créoles grâce aux nombreuses naissances, ont créé des structures familiales méprisées ou ignorées par les maîtres. L’abolition de l’esclavage en 1848 permettra l’apparition au grand jour de ces milliers de familles maron, socle de la société créole d’aujourd’hui. Elles sont l’expression de leur humanité bafouée.

Famiy maron ou la famille esclave à Bourbon, Gilles Gérard, préface de Sudel Fuma, L’Harmattan, 2012

Livre tiré de la thèse « La famille esclave à Bourbon » de Gilles Gérard, consultable ici :

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01038011/document

[LIVRE] Le 20 décembre 1848 et sa célébration à la Réunion : Du déni à la réhabilitation (1848-1980). Prosper Eve

L’abolition de l’esclavage, le 20 décembre 1848 à la Réunion, a été vraiment souhaitée par les esclaves et non par les maîtres. L’auteur tente d’enrichir le débat en campant le décor de cette fête. Après voir montré que cet événement n’a pas été désiré par les colons, il suit le long cheminement de la commémoration de cette date, de 1849 à l’arrivée de la gauche au pouvoir en France en 1981.

Le 20 décembre 1848 et sa célébration à la réunion : Du déni à la réhabilitation (1848-1980), Prospère Eve, L’Harmattan, 2003

[LIVRE] Naître et mourir à l’île bourbon à l’époque de l’esclavage. (Prosper Eve)

En partant des réalités telles qu’elles se présentent, Porsper Eve décrit l’évolution et les structures de la population de l’île Bourbon (aujourd’hui la Réunion) avant d’analyser les trois composantes essentielles des comportements démographiques : la nuptialité, la natalité et la mortalité.

Naître et mourir à l’ile bourbon à l’époque de l’esclavage, Prosper Eve, L’Harmattan, 2000

Source : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=8819

[Livre] Histoire des Petits-Blancs de La Réunion

A lire les guides de voyage, les Petits-Blancs confèrent à La Réunion une originalité unique parmi les îles créoles. L’existence des Petits-Blancs comme composante de la population réunionnaise a été ainsi promue curiosité locale à ne pas manquer. Pourtant la réalité de l’existence d’un groupe particulier, désigné par le qualificatif de Petits-Blancs, est aujourd’hui objet de contestations. Des chercheurs se sont interrogés, il y a peu, sur la pertinence d’une appellation qui serait le fruit d’une invention tardive de l’idéologie coloniale pour conférer à La Réunion un label d’origine française. Les Petits-Blancs sont-ils donc l’invention d’un discours colonial soucieux de légitimer le caractère français de l’île et de conforter les liens avec la métropole ? Face à ces questions légitimes, cet ouvrage constitue une contribution essentielle.

Alexandre Bourquin, Histoire des Petits-Blancs de La Réunion, Karthala, 2005

Source : http://www.karthala.com/1532-histoire-des-petits-blancs-de-la-reunion.html

[LIVRE] Les sept dernières années du régime colonial à La Réunion (1939-1946) – Prosper Eve

Deux mondes s’affrontent à La Réunion jusqu’en 1939. Les maîtres du jeu économique (gros propriétaires fonciers, la plupart usiniers, moyens propriétaires, gros commerçants, quelques membres des professions libérales) usent de la fraude pour rester les maîtres du jeu politique qu’ils contrôlent depuis que le suffrage universel masculin existe. La couche des défavorisés composée de tous les petits (planteurs, colons, ouvriers des champs, haleurs de pioche, coupeurs de canne, dockers, cheminots, ouvriers d’usines, becqueurs de clé) est confrontée à la même réalité de misère et souhaite que les réformes sociales entreprises en métropole trouvent droit de cité à La Réunion. En adoptant en 1936 le slogan « La Réunion – département français », les travailleurs syndiqués du second monde, soutenus par des fonctionnaires, manifestent un fort désir de changer leurs conditions de vie.

Les forces conservatrices ont plus que jamais peur de perdre leur ascendant sur eux et surtout de devoir payer de nouveaux impôts. L’épreuve de la Seconde Guerre sert-elle finalement la cause des plus humbles ? C’est ce que tente d’analyser Prosper Eve dans cet ouvrage.

Prosper Eve, Les sept dernières années du régime colonial à La Réunion (1939-1946), Karthala, 2005

Source : http://www.karthala.com/1612-les-sept-dernieres-annees-du-regime-colonial-a-la-reunion-1939-1946-9782845866546.html