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La famille esclave à Bourbon (Gilles Gérard)

Thèse de Gilles Gérard à l’Université de la Réunion en 2011.
Pour lire la thèse en entier : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01038011/document

Résumé : De la fin du XVIIème siècle jusqu’à l’abolition de 1848, l’île Bourbon, dans le Sud-Ouest de l’océan Indien, a connu un système esclavagiste marqué par une codification et des pratiques des différents pouvoirs dévalorisant ou niant les structures familiales des esclaves. A côté d’autres moyens de résistances serviles comme le marronnage ou la révolte, il apparaît, grâce à la reconstruction des familles esclaves, que ces formes d’organisation ont permis à une population provenant de razzias en Afrique ou à Madagascar, puis fortement créolisée, de retrouver son humanité, en investissant le champ de la parenté dont les pouvoirs civils ou religieux la privaient. Si un nombre restreint de familles furent reconnues, comme à l’époque de la Compagnie des Indes, la majorité des esclaves vécurent au sein de familles marrons, ignorées et méprisées. Elles apparaitront au grand jour après l’abolition de l’esclavage en 1848. La natalité fut reconnu importante au sein du groupe des esclaves mais accompagnée d’une forte mortalité infantile. Lieu privilégié de transmissions de valeurs culturelles et linguistiques, la famille esclave, quelles qu’en soient les formes, a permis à de très nombreux esclaves de survivre à un système inhumain, les exclus de la parenté appartenant essentiellement aux groupes ayant connu la destruction de leur système familial, à Madagascar ou en Afrique.

[LIVRE] Famiy maron ou la famille esclave à Bourbon, Gilles Gérard

Cet ouvrage démontre l’existence de structures familiales durant toute la période de l’esclavage à Bourbon (île de La Réunion) et propose une analyse sur la fonction de ces familles basée sur la résistance à l’esclavage. En opposition à l’idéologie esclavagiste qui niait la parenté chez les esclaves, ces derniers, Malgaches ou Africains dans un premier temps puis progressivement Créoles grâce aux nombreuses naissances, ont créé des structures familiales méprisées ou ignorées par les maîtres. L’abolition de l’esclavage en 1848 permettra l’apparition au grand jour de ces milliers de familles maron, socle de la société créole d’aujourd’hui. Elles sont l’expression de leur humanité bafouée.

Famiy maron ou la famille esclave à Bourbon, Gilles Gérard, préface de Sudel Fuma, L’Harmattan, 2012

Livre tiré de la thèse « La famille esclave à Bourbon » de Gilles Gérard, consultable ici :

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01038011/document